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Une carte des colères dans le monde du travail en temps de pandémie

Droits de retraits, grèves et débrayages, refus de reprendre sans protection ni tests… Voici une « carte des colères au travail » qui inventorie les conflits sur les lieux de travail, liées au contexte de la pandémie. L’outil, rendu public simultanément par plusieurs médias et sites militants à l’occasion du 1er mai, journée internationale des travailleuses et travailleurs, sera complété et mis à jour de manière participative. 

Construire une vue d’ensemble des colères et des résistances dans le monde du travail depuis le début de la pandémie du Covid19 : voilà l’objectif premier de cette carte interactive en ligne. Pensée et alimentée, au départ, par le travail de quelques un.es, cette carte se veut désormais participative, elle appartient donc à toutes celles et tous ceux pour qui elle est utile. Elle a vocation à être appropriée par le plus grand nombre et c’est pour cela, qu’en l’état, elle ne saurait prétendre à l’exhaustivité. Si vous constatez qu’un conflit dont vous avez connaissance n’y figure pas, n’hésitez pas à l’enrichir par vous-mêmes. Une équipe de modérateurs et de modératrices validera les publications au fur et à mesure, afin de s’assurer qu’elles ne mettent pas en danger des équipes syndicales ou des collectifs de travail face à leur direction. 

Une caisse de résonance des luttes dans le monde du travail : une priorité face au covid19 ? 

Durant cette crise sanitaire, tout le monde a entendu parler des secteurs essentiels comme la santé ou la grande distribution, où les travailleurs et travailleuses ont été envoyé.es « en première ligne », sans protection ni tests. On a aussi beaucoup parlé des grosses entreprises comme Amazon (par ailleurs, condamnée définitivement par la justice) ou des secteurs clés comme la construction, l’automobile ou encore l’aéronautique. Soit parce que les entreprises ont cherché à maintenir à tout prix leurs activités, soit parce qu’au contraire elles se sont momentanément arrêtées. 
Des inquiétudes, parfois des résistances, ont surgi de manière spontanée et diffuse, ne permettant pas une vue d’ensemble de ce qu’on pourrait pourtant qualifier de « mouvement social ». Il a donc semblé indispensable de faire part de ce phénomène, que ce soit dans la presse locale et régionale en rendant compte d’inattendus grèves et débrayages (les Papeteries Allard ou encore Saverglass n’en sont que des exemples parmi tant d’autres) ou dans la presse spécialisée, à travers des portraits, des enquêtes ou des reportages. Mais rien, à notre connaissance, ne permettait de relever le nez et de penser ce phénomène à une échelle plus large. Grâce à cette carte des colères au travail c’est désormais chose faite ! 
Et quel meilleur jour pour rendre ce nouvel outil public que le 1er mai, journée internationale des luttes des travailleuses et des travailleurs ? Alors que nous sommes encore officiellement confiné-es et que la liberté de manifester dans la rue est suspendue, c’est probablement la première année depuis longtemps que la France et de nombreux autres pays ne connaîtront pas les traditionnels défilés syndicaux du Premier Mai. Publier cette carte aujourd’hui est aussi une manière de faire vivre cette date symbolique dans ces conditions particulières. 

Préparer le jour d’après ! 

Enfin, cette carte a pour objectif de visibiliser les résistances d’aujourd’hui qui alimenteront forcément celles de demain. Elle s’inscrit dans un ensemble d’initiatives et de réponses formulées par celles et ceux d’en bas face à la crise sanitaire et aux choix désastreux qui sont faits par l’exécutif et le patronat. Il s’agit de penser dès maintenant un plan plus global de riposte face à la situation, notamment en vue de préparer l’immédiat « déconfinement » et les crises économique, sociale, alimentaire et évidemment sanitaire qui se profilent.

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🔥 S comme…Une pancarte pour la vie ! 🔥

Le 7 avril 2020, sera la journée internationale de la santé.

Elle prendra tout son sens dans cette période de pandémie qui touche des milliards de personnes confinées, des millions touchées par la maladie, plus ou moins gravement, et des dizaines de milliers de morts de par le monde.

Il est fondamental de nous saisir de ce moment, pour exprimer notre soutien à ceux qui, en 1ère ligne, sauvent des vies, en dépit des obstacles de taille, de manque de matériel, de protections, de moyens humains et financiers .

Un système de santé démoli au fil des années par des politiques de réduction des coûts, comme si l’hôpital était devenu un marché à rendre rentable à tout prix.

Des soignants, des personnels hospitaliers, qui continuent, au péril de leur vies, à oeuvrer pour en sauver d’autres.

Alors nous pouvons dépasser désormais le stade des simples applaudissements, pour manifester à nos fenêtres et nos balcons, munis d’une pancarte, à décliner autour de la lettre S!

S comme…soignants, survie, soins, sauver, système, santé, solidarité, et tout ce qui vous viendra à l’esprit pour exprimer votre soutien, mais aussi votre désapprobation, à vous de voir, d’imaginer, d’inventer.

Nous vous proposons de vous/les photographier demain et de nous les faire parvenir à l’adresse mail qui suit:
scommesoignants@gmail.com

Nous garderons les plus belles et nous en ferons un montage, qui sera un de nos premiers témoignages collectifs, en vue de faire grandir ce beau mouvement de solidarité, qui ne doit oublier personne sur le chemin, s’amplifier même, à l’issue du confinement, et propager cette idée forte de reconstruire un système de santé plus juste et plus humain.

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HORS-LES-MURS #4 – Surveillance informatique : des libertés individuelles en quarantaine ?

Utilisation de données téléphoniques, bancaires ou d’algorithmes… Au nom de la sécurité sanitaire, l’État renforce les dispositifs numériques de surveillance et de contrôle social qui menacent les libertés individuelles. La Chine, souvent présentée comme précurseur dans la mise en œuvre de tels systèmes, n’est aujourd’hui plus la seule à utiliser les données téléphoniques pour contrôler la population. En France, cette pratique, déjà facilitée par la loi sur le renseignement de 2015, semble aujourd’hui s’intensifier. 

Les systèmes de surveillance profitent des périodes de crise pour s’épanouir, au risque de leur survivre. Mais doit-on choisir entre lutte contre l’épidémie et protection de la vie privée ? L’urgence sanitaire justifie-t-elle des atteintes pérennes aux libertés publiques ? 

Les téléphones déjà sous surveillance (La Quadrature du Net)

Face au COVID-19, de nombreux États annoncent leur intention de recueillir massivement des données de géolocalisation auprès des opérateurs de communication. En Chine, aux États-Unis, en Italie, en Israël, en Corée du Sud, en Belgique. En dépit d’un amendement scélérat proposé par l’opposition, une telle ambition est pour l’heure absente du projet de loi français dédié à l’épidémie, actuellement débattu au Parlement. Et pour cause : depuis 2015, la loi renseignement autorise déjà de telles mesures. L’an dernier, [la Quadrature du Net a] attaqué cette loi devant le juge de l’Union Européenne, dont [elle attend] bientôt la décision. Cet article en rappele les dangers.

L’utilisation actuelles des données téléphoniques dans la « gestion de crise »  (Le Figaro)

« Quarantaine intelligente » ou violation de la vie privée ? La République tchèque teste un système informatique de surveillance en vue de lutter contre l’épidémie. Ce système informatique retrace rapidement, grâce aux données notamment de téléphonie, les contacts qu’ont eu des personnes infectées par le nouveau coronavirus, afin d’enrayer sa propagation.

Quand l’Europe réclame les données des opérateurs téléphoniques (Le Monde)

 Bruxelles a demandé des données statistiques agrégées et non nominatives pour vérifier « si les consignes de confinement sont appliquées » et combattre la pandémie. En France, Orange a été choisi pour répondre à cette demande.  

Quand Orange donne ses données à l’Etat français (Le Monde)

Selon une analyse statistique réalisée par Orange à partir des données de ses abonnés téléphoniques, 17 % des habitants de la métropole du Grand Paris ont quitté la région entre le 13 et le 20 mars. 

Quand une start-up fabrique l’application « CoronApp » pour suivre la pandémie à la trace  (Cnews)

Au-delà des données provenant des opérateurs téléphoniques, des outils spécifiques de géolocalisation, impliquant un traçage par GPS, pourraient être déployés. À l’instar de plusieurs pays comme la Corée du Sud, la Chine, l’Autriche, l’Allemagne… le gouvernement français a annoncé, mardi 24 mars, réfléchir à une «stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées». Cette volonté a été entendue. En 72 heures, une start-up a créé une application géolocalisée, baptisée «CoronApp», programmée pour suivre les mouvements et les interactions des utilisateurs pendant quatorze jours. Ainsi, « si un porteur du virus se déclare comme malade du Covid-19, l’algorithme va retracer son parcours pour vérifier les personnes que l’utilisateur contaminé a croisées et les informera via une notification alors de l’heure et de la date à laquelle ils ont été en contact avec cette personne. »

Anonymes ? Jusqu’à quand ? 

Jusqu’à présent, l’approche adoptée en France s’appuie sur des données anonymisées et agrégées, en conformité avec la règlementation européenne, la RGPD. Mais d’autres pays, comme la Corée du Sud, Singapour ou Taïwan vont plus loin avec le backtracking, ou traçage numérique, qui consistent à collecter et traiter les données personnelles de géolocalisation GPS des téléphones de particuliers. Ces techniques permettent d’isoler et de suivre des individus quitte à identifier publiquement les personnes malades. Pour l’heure, le gouvernement français est ambivalent : tandis que Christophe Castaner dément travailler sur le traçage de données – « pas dans la culture française » – , la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, laisse entrevoir une stratégie pistage-dépistage

Quand un sondage prétend qu’une majorité de français seraient favorable à une application similaire (Le Monde)

Un sondage sur un échantillon de 1000 posesseurs de smartphone commandé par une équipe de recherche de l’université britannique d’Oxford montrerait, selon Le Monde, « que [huit français sur dix] seraient favorables à l’utilisation d’une application enregistrant leurs interactions sociales et les avertissant s’ils ont été en contact avec une personne malade du Covid-19, ou prévenant ceux qu’ils ont côtoyés s’ils sont eux-mêmes infectés. » Les trois principaux freins ? Le risque de piratage, la possibilité que cette surveillance puisse être prolongée et le risque d’une augmentation de l’anxiété. L’étude est cependant limitée : « les sondés ont uniquement été interrogés sur un projet précis, formulé par une université respectable et connue mondialement. » Rien ne dit que l’acceptabilité soit la même dans le cadre d’un projet présenté par le gouvernement.

Vers un contrôle social durable ? (Revue Terrestres)

Dans cet article, Gideon Lichfield s’appuie sur les modélisations de l’évolution de la pandémie réalisées par l’équipe des épidémiologistes de l’Imperial College de Londres, paru le 16 mars, et reprises par le Comité scientifique qui conseille Macron. Le pronostic qu’en tire l’auteur est clair : l’épidémie ne disparaîtra pas au bout de 2 ou de 6 mois. Nos vies confinées et contrôlées non plus. Nous entrons dans le temps du délitement : il faut nous préparer à un cycle long alternant périodes de privation de libertés, lors des résurgences du virus, et moments d’assouplissement de ces restrictions en périodes de décrue. Lichfield pronostique que le nouvel impératif de sécurité sanitaire va doucement envahir nos vies et les conduire vers plus de surveillance, de contrôle social et surtout d’inégalités. 

 Appel à la vigilance  (France Culture)

Dans ce contexte, les appels se multiplient pour rester  » vigilants que jamais face à l’aspect technologique de la crise sanitaire actuelle ». On pourrait craindre ainsi la mise en place d »indice de contagiosité, qui pénaliserait  les travailleurs les plus exposés ». « Le risque est que l’opinion finisse par considérer ces mesures de surveillance comme naturelles »Olivier Tesquet, journaliste à Télérama et auteur de A la trace, enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance, s’inquiète : « Il ne faudrait pas que ces techniques qui empiètent sur les libertés viennent pallier l’impréparation du gouvernement. » 

Hors les murs – Nouvelles d’un monde bouleversé

Comment nous informer sur cette crise inédite ? Par son ampleur, sa rapidité, par les bouleversements qu’elle provoque dans nos vies, celle-ci nous sidère, nous inquiète, nous déstabilise et menace de nous faire perdre prise sur une réalité inconcevable il y a à peine quelques semaines. Continue, anxiogène, l’avalanche d’infos alimente le sentiment d’être submergé.e.s, dépassé.e.s. Il est pourtant plus que jamais nécessaire de comprendre, de donner un sens à ce que nous vivons, et donc de nous réapproprier les enjeux. Nécessaire pour ne pas être tenu.e.s à l’écart de décisions qui nous concernent tou.te.s, nécessaire pour maintenir notre capacité collective à agir et garder prise sur la situation.

C’est pourquoi chaque jour, nous publierons ici mais aussi sur Télégram et Facebook, une sélection d’informations fiables et vérifiées. Chaque jour, nous aborderons une nouvelle thématique pour tenter d’appréhender cette crise complexe et d’en examiner les nombreuses facettes.

Qui travaille encore et dans quelles conditions ? Que signifie « rester chez soi » selon où l’on se trouve ? Quels sont les effets sur les femmes de la pandémie et de sa gestion ? Pendant et après, comment tisser des solidarités ? Quel(s) monde(s) reconstruire ?… Dans le tourbillon d’infos, nous retiendrons les témoignages, enquêtes, tribunes, analyses… qui éclairent cette époque troublée. Cette sélection, non exhaustive, a bien-sûr vocation à être alimentée, complétée, discutée.

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HORS-LES-MURS #2 – Face au Covid, les femmes donnent tout et risquent beaucoup

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question… »  Faut-il ajouter à cette liste, dressée par Simone de Beauvoir, la crise sanitaire ? Les femmes constituent le gros des effectifs des professions très mobilisées pour lutter contre la pandémie ou assurer le maintien des activités essentielles, comme l’accès à l’alimentation.

Peu protégées, moins bien payées, elles sont les plus sollicitées. Dans le même temps, en France et à l’étranger, elles voient reculer certains droits obtenus de haute lutte. S’il est à ce jour compliqué de savoir si la pandémie affecte de la même manière les hommes que les femmes, ses conséquences, elles, sont à l’image de l’organisation de nos sociétés : profondément inégalitaires.

« En Ohio et au Texas, les interventions médicales jugées “pas immédiatement nécessaires sur un plan médical” ont été suspendues, avortements inclus. Les associations de défense des droits des femmes sont atterrées. Elles dénoncent une récupération opportuniste de l’épidémie de covid-19 pour “contrôler le corps des femmes”.  Au Texas, les soignants pratiquant une interruption volontaire de grossesse (IVG) sur une patiente risquent 1000 dollars d’amende et 180 jours de prison. » 

Des États américains suspendent les IVG (Les Inrocks)

 « Les témoignages s’accumulent pour dénoncer le fait que des maternités empêchent les femmes qui accouchent d’être accompagnées par leur conjoint·e », note le media belge RTBF qui pointe aussi le risque accru de violences obstétricales. « Certaines femmes se sont vu subitement proposer une césarienne par leur gynécologue alors que leur grossesse ne présentait aucun risque (….) Dans d’autres maternités, les déclenchements se font sur toute femme qui se présente en fin de grossesse, prétendument pour éviter des allers-retours des femmes entre l’hôpital et leur domicile. Il est très probable que des accouchements soit accélérés (… )pour pallier les difficultés d’un personnel médical mis sous tension supplémentaire à cause du virus.Rien ne peut justifier de maltraiter les femmes quand elles accouchent, pas même le Covid-19. »

Accoucher en période de Covid : isolement et risque de violences obstétricales (RTBF)

Dans la fonction publique hospitalière française : 78 % du personnel est féminin, 90 % des infirmières et aides soignantes sont des femmes. Également très exposées au virus dans leur vie quotidienne, les hôtesses de caisse sont à 90% des femmes, les aides à domiciles à 97 %.

Les métiers les plus exposés : massivement exercés par des femmes (Bastamag)

Or le travail de soins, décuplé par la pandémie et massivement pris en charge par les femmes, est « pour une grande partie non-payé ou sous-payé ». Sans compter que le confinement et la fermeture des écoles alourdit les taches domestiques qui reposent en grande partie sur les femmes. « Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), à l’échelle mondiale, les femmes effectuent 76,2% du nombre total d’heures de travail de soins non rémunérées, soit plus de trois fois plus que les hommes. »

Plus de soins, plus de travail (non rémunéré) pour les femmes (TV5 Monde)

Dans un article publié par le journal britannique The Lancet, trois chercheuses du groupe Genre et Covid demandent « aux gouvernements et institutions internationales de la santé de considérer les effets genrés du Covid-19, directs et indirects, et d’inclure les voix des femmes qui sont en première ligne dans la réponse à l’épidémie. » Elles soulignent qu’à ce jour, les décisions qui toucheront en premier lieu les femmes sont quasi exclusivement prises par des hommes. 

Premières affectées, dernières écoutées (The Lancet)

En France aussi l’accès à l’IVG est menacé. Dans une tribune intitulée « Protéger les droits des femmes et maintenir l’accès à l’avortement en période d’épidémie de covid et de confinement », plusieurs centaines de professionnel.le.s de santé alertent : « des difficultés vont obliger nombre de femmes à conserver leur grossesse contre leur gré, mettant en danger leur autonomie et l’avenir des enfants nés dans ces conditions ». Face au « manque de ressources humaines » qui mettent les équipes médicales « en tension » les signataires réclament que « les avortements puissent être autorisés par voie médicamenteuse au domicile jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée, soit 7 semaines de grossesse » (contre 5 actuellement), que les mineures « puissent bénéficier d’une IVG dans la foulée de leur première consultation ». Enfin, pour pouvoir répondre aux retards de diagnostic et demandes hors délais liées à la recrudescence de situations de violences en période de confinement, les signataires souhaient « pouvoir, à titre exceptionnel pendant la durée du confinement, réaliser des aspirations jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée soit 14 semaines de grossesse » (contre 12 actuellement). Plus de 200 médecins se disent « prêt.es à se mettre hors-la-loi » pour appliquer ces trois mesures. La pétition a récolté plus de 1200 soutiens.

Des médecins français prêt.e.s à se mettre hors-la-loi pour maintenir le droit à l’avortement

Hors les murs – Nouvelles d’un monde bouleversé

Comment nous informer sur cette crise inédite ? Par son ampleur, sa rapidité, par les bouleversements qu’elle provoque dans nos vies, celle-ci nous sidère, nous inquiète, nous déstabilise et menace de nous faire perdre prise sur une réalité inconcevable il y a à peine quelques semaines. Continue, anxiogène, l’avalanche d’infos alimente le sentiment d’être submergé.e.s, dépassé.e.s. Il est pourtant plus que jamais nécessaire de comprendre, de donner un sens à ce que nous vivons, et donc de nous réapproprier les enjeux. Nécessaire pour ne pas être tenu.e.s à l’écart de décisions qui nous concernent tou.te.s, nécessaire pour maintenir notre capacité collective à agir et garder prise sur la situation.

C’est pourquoi chaque jour, nous publierons ici mais aussi sur Télégram et Facebook, une sélection d’informations fiables et vérifiées. Chaque jour, nous aborderons une nouvelle thématique pour tenter d’appréhender cette crise complexe et d’en examiner les nombreuses facettes.

Qui travaille encore et dans quelles conditions ? Que signifie « rester chez soi » selon où l’on se trouve ? Quels sont les effets sur les femmes de la pandémie et de sa gestion ? Pendant et après, comment tisser des solidarités ? Quel(s) monde(s) reconstruire ?… Dans le tourbillon d’infos, nous retiendrons les témoignages, enquêtes, tribunes, analyses… qui éclairent cette époque troublée. Cette sélection, non exhaustive, a bien-sûr vocation à être alimentée, complétée, discutée.

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